Article publié le 19/12/2025

Frais d’agences immobilières : ce qui va changer au 1ᵉʳ janvier 2026

À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, les honoraires des agences immobilières liés à la location seront revalorisés en France. Une évolution qui n’avait pas eu lieu depuis plus de dix ans et qui s’inscrit désormais dans un cadre plus prévisible grâce à l’indexation sur l’indice de référence des loyers (IRL). L’arrêté du 17 juillet 2025 fixe en effet un mécanisme d’ajustement annuel, destiné à refléter l’évolution réelle du marché tout en conservant un encadrement protecteur pour les locataires.

 

Pourquoi maintenant ?

Depuis plus d’une décennie, les plafonds d’honoraires n’avaient pas bougé, alors même que les coûts de fonctionnement des agences (charges, conformité réglementaire, digitalisation, formation, déplacements) n’ont cessé d’augmenter. Cette revalorisation vise donc à réaligner les tarifs sur la réalité économique du secteur sans remettre en cause le principe d’encadrement instauré pour les locataires.

 

Les contours de la revalorisation

L’arrêté est clair : les honoraires qui peuvent être facturés aux locataires lors de la signature d’un bail suivront dorénavant l’évolution de l’IRL chaque année.

 

Ce qui change au 1ᵉʳ janvier 2026

  • Les honoraires seront ajustés en fonction de la progression de l’IRL entre le 3ᵉ trimestre 2024 et le 3ᵉ trimestre 2025.
  • Pour 2026, cette progression est de 0,87 %, ce qui entraîne mécaniquement une revalorisation des plafonds au même niveau.
  • Seuls les nouveaux baux signés à partir du 1ᵉʳ janvier 2026 sont concernés.

 

Les nouveaux plafonds applicables en 2026

Prestation Zone très tendue Zone tendue Autres zones
Visite, constitution du dossier, rédaction du bail 12.10 €/m² 10,09 € 8.07 €/m²
État des lieux 3.03 €/m² 3.03 €/m² 3.03 €/m²

Ces montants restent strictement encadrés, ce qui permet de conserver un équilibre entre protection des locataires et viabilité économique des agences.

 

Quelles conséquences pour les locataires ?

L’impact immédiat reste modéré, même si la perception pourra varier selon les situations :

  • Les locataires devront prévoir un budget légèrement supérieur lors de la signature d’un bail.
  • L’augmentation officielle est de 0,87 %… mais dans la pratique, certains montants forfaitaires, basés sur la superficie, pourront donner une impression de hausse plus sensible. Exemple : pour un logement de 50 m² en zone tendue, les honoraires passent d’environ 650 € à près de 656 € pour la prestation principale (hors état des lieux).
  • Le mécanisme d’indexation étant annuel, les honoraires évolueront à l’avenir au rythme de l’IRL, à la hausse comme, espérons-le, à la baisse si le contexte économique venait à changer.

 

Un cadre rénové et plus lisible

Cette évolution n’a pas pour objectif de renchérir le coût du logement, déjà un sujet sensible, mais de permettre aux acteurs immobiliers de poursuivre leurs missions dans des conditions réalistes : accueil, conseil, sécurisation juridique, conformité, gestion des dossiers, accompagnement des locataires comme des propriétaires. Le secteur bénéficie ainsi d’une règle du jeu plus lisible, et les locataires savent à quoi s’attendre : une hausse limitée, encadrée, et surtout transparente. Une façon de moderniser un dispositif qui avait fini par ne plus refléter ni les efforts fournis par les professionnels, ni les transformations du marché.

Autour


de la même thématique