Article publié le 26/01/2026
Visale évolue en 2026 : l’essentiel à retenir
Le dispositif Visale, que beaucoup d’entre nous sollicitent au quotidien pour sécuriser l’installation des salariés, évolue à partir du 6 janvier 2026. L’ambition est claire : élargir le public éligible, mieux coller aux réalités du marché locatif, tout en maitrisant le risque
Alors, qu’est-ce qui change concrètement ?
Une garantie recentrée sur le premier bail
Premier changement majeur : Visale ne couvrira désormais que la durée du premier bail, soit jusqu’à 3 ans pour les baux vides et 1 an pour les meublés. Une possibilité d’extension existera, mais ses modalités ne sont pas encore totalement définies.
Action logement justifie ce choix par le fait que 94 % des impayés surviennent la première année, que la durée médiane d’occupation d’un logement tourne autour de 11 mois. Autrement dit, Visale se concentrerait désormais là où le risque est le plus fort.
La garantie portera jusqu’à 36 mois de loyers dans le parc privé et 9 mois de loyers dans le parc social.
Cette évolution ne rassurera peut-être pas tous les bailleurs, notamment ceux qui craignent les impayés tardifs. Elle devra donc être expliquée. Mais rappelons que d’après les études d’Action logement :
- 92 % des bailleurs privés se déclarent satisfaits du dispositif aujourd’hui
- 38% des bailleurs n’auraient pas loué leur bien sans VISALE
- 70% des bailleurs déclarent avoir modifié leurs critères de sélection des candidats locataires grâce à VISALE
Un public éligible plus large et c’est une vraie bonne nouvelle
Visale s’ouvre davantage et plusieurs profils gagnent en accès :
- Les moins de 30 ans restent sans condition de ressources, qu’ils soient en emploi, en alternance ou en formation — un vrai plus pour les étudiants et jeunes actifs.
- Pour les salariés de plus de 30 ans, le plafond de ressources passe de 1 500 € à 1 710 € nets/mois, afin d’intégrer davantage de profils modestes (concerne principalement la mobilité résidentielle).
- Les salariés en mobilité professionnelle restent éligibles sans plafond de ressources, ce qui colle parfaitement à notre métier de relocation.
- Les travailleurs saisonniers voient leur éligibilité simplifiée et pérennisée, avec un objectif affiché d’en accompagner 9 000 sur 2026-2027.
Enfin, Visale pourra également accompagner des situations plus spécifiques : baux glissants en intermédiation locative (*) ou, en expérimentation comme la cohabitation intergénérationnelle solidaire (moins de 30 ans chez un propriétaire de plus de 60 ans).
Des plafonds de loyers revalorisés pour coller au marché
Les loyers maximaux garantis sont revus à la hausse et désormais distingués par zones, ce qui était attendu sur les marchés tendus :
- 1 940 € en Île-de-France
- 1 575 € dans les grandes agglos / Corse / DROM / Saint-Martin
- 1 365 € dans les autres villes
Cette revalorisation corrige un frein réel : dans de nombreuses villes, les loyers dépassaient les anciens plafonds… rendant Visale inutilisable pour certains profils.
Un simulateur permettra d’ailleurs de vérifier la notion de métropole pour éviter les mauvaises surprises.
Concrètement, qu’est-ce que cela change pour nos métiers ?
Pour les professionnels de la relocation, ces évolutions peuvent
- Fluidifier les installations sur les zones tendues, en rendant Visale accessible à plus de salariés.
- Ces changements devront être expliqués aux bailleurs
- L’objectif premier reste le même : Faciliter les recrutements et la mobilité (mobilité = logement = employabilité).
Le tout sans coût pour le locataire ni pour l’entreprise, ce qui reste un des atouts majeurs de Visale.
Dans un contexte où le logement reste un frein majeur à la mobilité professionnelle, la FNPR continuera :
à suivre ces ajustements,
à les expliquer aux acteurs de terrain,
à les diffuser auprès des membres,
et à faire remonter les retours à Action Logement Services lorsqu’il y a besoin d’affiner ou d’adapter.
(*)Un bail progressif,
avec un tiers de confiance au début,
et une prise d’autonomie à la clé,
